Kronospan Comparatif
Panneau OSB, lame composite imputrescible ou plancher autoportant répondent à des usages différents selon que le support de sol est intérieur, extérieur ou sans appui intermédiaire. Ce comparatif met en regard 3 solutions à partir des caractéristiques publiées par leurs fabricants, pour orienter le choix du support avant la pose d'un revêtement.
| Critère | Plancher OSB 18 ou 22 mm | Plancher imputrescible | Plancher autoportant |
|---|---|---|---|
| Matière | Panneau de particules orientées (OSB3) | Composite de fibres de bois et polyéthylène haute densité | Panneau massif contrecollé croisé ou caisson préfabriqué |
| Épaisseur ou section | 18 ou 22 mm | 24 mm (lame) | À vérifier sur la fiche |
| Format courant | Environ 2,50 x 0,625 m | 274 cm de long, 9 ou 14 cm de large | À vérifier sur la fiche |
| Pose | Profil rainuré bouveté, à poser sur solives | Clips ou vissage selon le système | Fabrication en usine, pose sur appuis définis par le fabricant |
| Usage principal | Support de sol intérieur sur solives | Support extérieur résistant à l'humidité | Franchir une portée sans appui intermédiaire |
| Point de vigilance | Adapter l'épaisseur à l'entraxe réel des solives | Ne pas confondre avec un plancher bois massif durable | Calcul de structure à confier à un professionnel qualifié |
Tableau donné à titre indicatif, à vérifier chez un négociant avant achat.
Le panneau OSB3 est conforme à la norme EN 300 et adapté aux milieux intérieurs temporairement humides. Il se propose en 2 épaisseurs courantes, 18 ou 22 mm, dans un format d'environ 2,50 x 0,625 m avec un profil rainuré bouveté qui assemble les panneaux entre eux.
L'épaisseur de 18 mm correspond à un entraxe de solives de 400 mm ; l'épaisseur de 22 mm offre une rigidité au sol supérieure. Adapter l'épaisseur à l'entraxe réel reste le point à vérifier avant l'achat, un panneau sous dimensionné manquant de rigidité au sol.
Cette lame de platelage associe des fibres de bois et du polyéthylène haute densité, dans des dimensions courantes de 274 cm de longueur, 9 ou 14 cm de largeur et 24 mm d'épaisseur. Elle se pose par clips ou par vissage selon le système retenu, et résiste à la pourriture et à l'humidité sans traitement chimique supplémentaire.
Des essences naturellement durables, douglas, mélèze, châtaignier, chêne ou robinier, offrent une résistance comparable sans passer par un composite. Les règles de pose, d'entretien et de dilatation diffèrent toutefois entre un plancher composite et un plancher bois massif : les 2 familles ne se mélangent pas dans un même calepinage sans vérification préalable.
Le plancher autoportant regroupe 2 familles de produits : le panneau massif contrecollé croisé, de type CLT, et le caisson de plancher creux préfabriqué, pouvant intégrer une isolation thermique et acoustique selon le produit. Les 2 sont fabriqués en usine avant leur pose sur chantier.
Sa fonction porteuse change la nature de la question posée : il ne s'agit plus seulement d'un support de revêtement, mais d'une pièce de structure qui franchit une portée sans appui intermédiaire.
Quel que soit le support retenu, une pièce porteuse ne se dimensionne jamais sans l'avis d'un professionnel qualifié : les valeurs publiées par les fabricants sont des repères, pas un calcul de structure adapté au projet. C'est particulièrement vrai pour le plancher autoportant, dont la portée admissible et la charge dépendent du produit retenu.
Pour l'OSB posé sur solives, l'entraxe réel et la charge prévue conditionnent le choix entre 18 et 22 mm, de la même façon qu'une solivette réduit une portée sans remplacer un solivage dimensionné pour des charges importantes.
Fiche technique, achat non proposé ici.
Rédaction